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Il pleut à l'intérieur...

Il pleut dans ma cuisine, juste là, à l'intérieur de moi.Chaque goutte tambourine dans ma poitrine, chaque goutte vibre en sourdine. Il pleut juste à l'endroit où les plus belles choses se nouent et naissent d'habitude.Là où sont les souvenirs,les sentiments nostalgiques, la créativité, le don de soi. Il pleut sur mes chaussures, sur la table, sur les assiettes...tout est trempé. Il pleut sur mon coeur, il pleut dans mon sang. Il pleut dans ma boîte aux lettres, il pleut sur mon lit. Il pleut à ma porte chaque fois que je prononce son prénom, il pleut dans ma tête chaque fois que j'imagine tes bras autour.Il pleut, il pleut encore mon amour... Il pleut au fond de mon âme, il pleut des lames.

Shaker

Se mentir à soi-même, juste encore un peu. Et voir jusqu'où on peut aller. Prostituer le corps dans les heures endormies. Les lumières vagues et la peau qui s'ennuie.Aller chercher au loin de quoi vibrer si fort, que la poitrine explose et nous fait comprendre que l'on est en vie.Faire de sa vie une fête foraine où se croisent freaks et bonbons. Sucre chaud et sensations fortes.Penser qu'on digère mieux les choses la tête en bas, à 100 mètres du sol avec des néons multicolores qui nous enflamment les pupilles. Et tourner plus fort, plus vite. Lever les bras, en demander encore, et rire, rire jusqu'à ce que la peine se fasse plus douce. L'espace d'un instant. L'on est rien, tout là haut, prise en proie aux bras d'aciers. Une machine plus forte que vous,qui vous balancent de haut en bas, de gauche à droite, comme l'on souffle sur une feuille d'or.Moment suspendu. Quand passent les baleines à côté de ta barque. Remettre les pieds à terre après ...

19 piges...

Joyeux anniv' merdeux. J'espère que l'année qui arrive t'apaisera, et que tu verras les choses sous un autre angle, que tout te semblera plus simple.T'as pas fini d'en baver et ça c'est une réalité, mais avec les gens qui sont autour de toi tu pourras adoucir un peu les choses. Sache que l'on ne sait jamais où l'on va, ni si nos choix  seront les bons. Tu n'auras jamais de certitudes sur l'amour, la vie, les gens. Rien n'est sûr, rien n'est certain. Des questions tu t'en poseras toujours. Mais lève la tête et va droit devant, le temps t'accordera ce qu'il te doit. Et tout ira bien, tu verras. J'ai confiance en toi et en ce que te réserve l'espèce de machine impalpable qui nous guette, là, au dessus. Profite de la vie bonhomme, et meurs vieux dans ton lit un soir d'été. T'aime

Le monde de Barbie...

Il est trop tard quand dans ton lit le soir tu te dis "Putain, j'aurais dû dire ça !!! Quel con, pourquoi j'y ai pas pensé???!" Je devrais apprendre à fermer ma gueule quand il faut, et à l'ouvrir à bon escient ! Ce serait un bon début, le genre de truc qui me permettrait sans doute de me faufiler dans la vie avec un peu plus de légèreté. 1) Dire ce que je pense, au moment où je le pense : Par exemple, je pourrais dire au connard de base de 50 ans qui a tenté de me sauter dans sa bagnole,sous prétexte qu'on bosse ensemble, que ma jeunesse n'inclue pas la crédulité absolue! Non ducon, je ne suis pas qu'une jolie co-conne qui fait de jolis paquets derrière un comptoir, juste bonne à se faire mettre par le premier vieux Versaillais qui passe. J'ai un esprit, des idées, des projets, et tout cela prend beaucoup plus de place dans mon petit corps que tu ne l'imagines. Un simple lit défait dans une arrière boutique poussiéreuse et qui chlingue l...

Sans goût ni grâce...

Serrer les dents. Encore. Mais écouter l'autre. Ne rien laisser paraître, cacher ses failles. Vivre les choses avec un film uniforme, pour voir les choses en deux couleurs seulement, en négatif. Peut être pour avoir moins mal, sûrement d'ailleurs.Eviter de trop parler de soi, de remuer les choses. Ne pas toucher, surtout pas, comme si chaque contact devenait abrasif et irritant.Tenir son bouclier devant soi, être bien droit, toujours. Et puis....lâcher prise...et constater qu'on peut tenter de vivre l'autre sans goût ni grâce, mais que l'on cède toujours à un moment donné. Ce subtile moment où l'on accepte d'être en proie à l'autre, d'être vulnérable...pour se casser encore la gueule...et se relever toujours.

Saudade

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Et si je perdais tous mes souvenirs ce qui fait qui je suis ce qui fait où je vais les images de ma vie les sourires, les colères, les baffes et les cris toutes ces heures à jouer par terre les chats perchés, les sauts sur le lit L'odeur de ton cou, les paysages bruns les couleurs du matin de mes tous premiers amours. Saudade.... Et si on m'enlevait les gestes et les dires les flots et les embruns la musique ses plus belles satires le temps qui prend et ne laisse rien Mes idées, mes cartes au trésor, ta bouche quand tu t'endors tous ces quais de gare trop tard le soir les voyages et leur répit Ton regard posé sur mes hanches, les feuilles qui se balancent Le rappel du frisson de mes plus belles émotions. Saudade....

Comme dans un mauvais film

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Tu t'es maquillée, un peu trop. Du noir, du fard, un peu de rose sur les lèvres. Une robe noire, avec des petites fleurs roses fushia bien placées. Un joli décolleté, des jambes nues et douces.Les cheveux qui tombent en cascade sur les reins et des envies plein le coeur. Prendre le métro, traîner sa valise, monter les nombreux escaliers, courir. Et puis vite, le train, un magazine à deux balles.Traverser les champs, les paysages familiers. Soleil de plomb, climatisation en panne. Trop chaud pour lire finalement.Regarder par la fenêtre, laisser défiler les idées, les pensées, et s'abandonner à la poésie du soir qui s'avance. Faire le tri dans ses amours, les pourquoi, les comment, les si. Attendre la prochaine gare... Deux minutes d'arrêt, gare d'arrivée. Escaliers encore, valise trop lourde encore. Sortir de la gare et constater qu'il fait bien frais d'un coup.Il fait même froid, chair de poule qui m'envahit. La légère euphorie du vendredi soir me tient...